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  Appendicite aigue chez l’adulte – par dr bouziane m. 25/06/2015  

L’appendicite aigue est l’urgence abdominale la plus fréquente. Son diagnostic peut aussi bien être aisé et clinique comme il peut être difficile à poser et exposant au dilemme d’opérer ou non par excès pour éviter ses complications qui peuvent être fatales.

L’utilisation de la cœlioscopie aussi bien dans un but thérapeutique que diagnostique permet actuellement de faire la part des choses. Le traitement de l’appendicite reste chirurgical mais le choix de la voie d’abord reste controversé. Ce traitement chirurgical doit être accompagné par le traitement antibiotique qui peut d’ailleurs dans certaines conditions être une alternative à la chirurgie.

appendicite
Elle peut survenir à tous les âges avec un pic de fréquence entre 10 et 20 ans et une prédominance masculine. L’appendicite peut revêtir le tableau typique avec des symptômes à type de douleurs abdominales (qui est le symptôme majeur), des troubles digestifs (tels que les nausées, vomissements, arrêt des gaz ou diarrhée) et de fièvre.
Son diagnostic peut s’avérer plus difficile dans d’autres situations soit à cause d’une situation anormale, en fonction de son stade évolutif et du terrain du malade (formes peu symptomatique à cause d’un traitement corticoïde ou d’un diabète…)
L’examen clinique peut retrouver la triade faite du signe de Mac burney (douleur à la palpation du point de mac Burney), le signe de Rovsing (douleur de la FID a la palpation de la FIG) et le signe de Blumberg (douleur provoquée de la FID à la décompression brutale).
On peut retrouver une défense voire une contracture pariétale. Les touchers rectal et vaginal sont indispensable et peuvent révéler une douleur latéro-rectale.
Sur le plan paraclinique, un bilan biologique peut être demandé et consiste en une numération de formule sanguine qui peut retrouver une hyperleucocytose et une CRP qui est souvent augmentée.
On peut réaliser une échographie abdominale qui a une sensibilité dans le diagnostic de 83% et une spécificité de 93%.
Une TDM abdominale peut être réalisée en cas de doute et a une sensibilité dans le diagnostic de 94% et une spécificité de 94%. Elle est moins opérateur dépendant que l’échographie et peu gênée par l’obésité, les gaz intestinaux et les douleurs abdominales.
Des diagnostics différentiels peuvent prêter a confusion surtout chez la femme en période d’activité génitale avec des affections gynécologiques (salpingite, rupture ou torsion de kyste ovarien, GEU…)
L’évolution spontanée peut se faire vers l’abcédation, le plastron appendiculaire ou la péritonite.
Le traitement repose essentiellement sur la chirurgie qui consiste en une appendicectomie par voie classique ou coelioscopique (toujours controversée) ainsi qu’un traitement médical.
Ce dernier fait appel à une réhydratation intraveineuse associée à un traitement antipyrétique et antalgique, une antibiothérapie débutée en pré opératoire et à une prévention thrombophlébitique.
Donc on peut tirer comme points essentiels que l’appendicite aigue est une urgence chirurgicale très fréquente dont le diagnostic est clinique et peut susciter des examens paracliniques en cas de doute sans pour autant retarder la prise en charge sous peine de complications qui peuvent être fatales pour le malade.

 

Dr Bouziane

Chirurgie viscérale





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